Maltraitances dans la crèche Bambou (conseil municipal du 27 mars 2025)

Maltraitances dans la crèche Bambou, progrès incertain de la géothermie, vœu contre X: compte-rendu partiel et partial du conseil municipal de Montrouge du 27 mars 2025.

La réponse à donner aux maltraitances qui ont eu lieu à la crèche Bambou du groupe Maison Bleue structure les discussions. L’opposition réclame le passage en gestion municipale directe de cette crèche privée administrée sur fonds publics (en “DSP”, délégation de service public). La majorité refuse.

La majorité, au lieu de s’engager à plus de transparence – je demandai en CM dès mars 2023, sans succès, des informations sur des accidents présumés en lien avec cette crèche, et en décembre 2024 la gravité des faits n’a pas été partagée au débat du rapport Bambou -, nous fait un procès en malveillance.

Les acteurs privés vendent des berceaux 30% sous le prix en gestion directe par la collectivité: low cost, la commune sous-traite ainsi la mise sous pression du personnel. Le passage en régie publique n’est pas une panacée, mais zappe la rémunération des actionnaires. Aidons le personnel à se loger!

Le débat se poursuit avec le marronnier qu’est la subvention aux établissements scolaires privés. Au-delà du conflit de tranchées idéologique sur la privatisation, constatons avec la cour des comptes (juin 2023) que le privé accueille “de moins en moins d’élèves de milieux défavorisés”. Problème!

Cris d’orfraie lorsque, dans le contexte de l’affaire Bétharram, je demande quelle est la situation actuelle dans l’établissement Jeanne d’Arc, géré par un organisme de gestion de l’enseignement catholique condamné aux prud’hommes. Ai-je eu tort? Avant le rapport Sauvé, tout allait mieux?

Géothermie: Vincent Israël et moi votons la convention de fourniture de chaleur avec Montrouge Énergie Renouvelable, parce que chaque tonne de gaz à effet de serre évitée compte. Mais pas de calendrier… Le bilan carbone du maire, ce sont des dizaines de milliers de tonnes perdues en atermoiements.

Légale, la vidéosurveillance algorithmique que la municipalité veut mettre en place, comme le prétend, sans détail, le maire, après l’achat du logiciel Nasle? Inconnue au bataillon, répond la Cnil à ma collègue Annabelle Huet. Montrouge a-t-elle l’autorisation d’utilisation? Le préfet ne répond pas.

Sur le modèle du vœu déposé à Fontenay-les-Roses par Maxime Messier (merci), notre groupe propose à la Ville d’arrêter de communiquer sur X, réseau devenu une arme contre la démocratie – dernier épisode, Elon Musk a fait fermer les comptes de l’opposition turque à l’autocrate Erdoğan.

Pascal Hureau explique le refus de la majorité par la volonté de ne pas “abandonner aux discours extrémistes” une plateforme qui a choisi “toute la liberté d’expression” et conclut que “X est dominant”. Or l’audience est captive: l’algorithme booste Musk et ce qu’il charrie par un facteur 1000.

Quel intérêt à nourrir la Bête au prétexte d’une liberté d’expression utilisée pour évoquer la fête de la coquille Saint-Jacques (3-6 avril)? Montrouge n’a pas grand-chose à perdre, n’est en compétition avec personne, contrairement aux individus qui se débattent pour sortir de X (hardi!).

En parlant d’extrême-droite: vous aimez enrichir des grossistes en propagande? Parce que, sachez-le, Montrouge va s’endetter, en commun avec d’autres communes du Grand Paris ayant abrité le défunt Autolib’, pour régler le manque à gagner du groupe Bolloré, dont l’activité n’était pas rentable.

Je relaie les préoccupations de cyclistes confrontés à une piste stressante voire accidentogène sur la rue Gabriel Péri entre la RD920 et l’avenue Henri Ginoux. Pour l’adjoint Paul-André Mouly, le Val-de-Marne semble à blâmer pour le caractère améliorable de cet aménagement.

Prochaine réunion du CM le 19 juin 2025.

Compte-rendu également posté sur Bluesky et Mastodon.